Catherine Wattiez

Catherine Wattiez


Beaucoup de gens se plaignent que le monde va mal. Ils ne connaissent pas les banques éthiques ou bien ils en ont vaguement entendu parler mais ne font pas encore le pas d'agir concrètement...

C'est au départ de mon expérience professionnelle de lobby au niveau européen pour 2 fédérations d’ONG de défense de l'environnement, que je me suis rendu compte du poids de certaines multinationales dans lesquelles investissent massivement les banques conventionnelles.

J’ai en particulier eu l’occasion de suivre la politique européenne relative aux substances chimiques et en particulier celle relative aux pesticides.

J’ai ainsi été confrontée régulièrement à des études biaisées, financées par l'industrie, qui paie des bureaux de consultants très en vue ou des scientifiques connus. Ceux-ci sont « achetés » pour dire ce que ces industries veulentfaire croire. La puissance de lobby de celles-ci est colossale auprès des institutions européennes. Les fabricants de pesticides développent des OGM à utilisation agricole pour mieux écouler leurs pesticides. Ils oeuvrent à rachèter progressivement tous les semenciers dans le monde afin de « mettre le grappin » sur toute la filière de survie alimentaire. Rien que pour les pesticides, j’avais devant moi 27 lobbyistes à temps plein de l’industrie alors que, du côté des ONG, j’étais seule à mi-temps ! Cette situation illustre bien le rapport de forces en présence.

Autre exemple : récemment, un gestionnaire de portefeuille d’une banque conventionnelle m’expliquait ses nouveaux choix d’investissements massifs dans les matières premières. Celles-ci deviennent stratégiques, surtout les denrées alimentaires en compétition avec les agro-carburants. Mais ces choix d’investissement sont spéculatifs, sans égard pour la souveraineté alimentaire et la faim dans le monde !

J’ai été écoeurée par ces stratégies des banques conventionnelles, qui investissent sans égard pour l’environnement et la santé, dans les entreprises les moins éthiques parmi celles dont j’ai combattu les mensonges. Par souci de cohérence, pour mes placements financiers, j’ai choisi une gestion de portefeuille éthique, via Triodos.

Logiquement, j’en parle aussi autour de moi. Beaucoup de gens se plaignent que le monde va mal. Ils ne connaissent pas les banques éthiques ou bien ils en ont vaguement entendu parler mais ne font pas encore le pas d'agir concrètement. C’est pourquoi j’ai accepté d’être « relais de FINANcité ».

 

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