Michel Kervyn

Michel Kervyn


Les réseaux financiers alternatifs permettent de sortir une partie du capital de la logique capitaliste. Ce n'est pas ainsi qu'on «affamera» le capitalisme, mais c'est un moyen de pression pour réorienter la machine.Je m'intéresse à la finance éthique et solidaire par souci de justice sociale. C'est une manière de promouvoir une plus grande égalité, car l'accès au crédit est important dans notre société.

 

Les réseaux financiers alternatifs permettent de sortir une partie du capital, de la logique capitaliste. Evidemment, ça ne permettra pas d'« affamer » le capitalisme, mais du moins, c'est un moyen de pression pour pousser la « machine » dans une autre direction.


Grâce à la finance solidaire, on construit un système complémentaire ; les clients du micro-crédit n'intéressent pas spécialement les banques. En soi donc, la finance solidaire n'est pas dérangeante. Elle peut le devenir en étant un des moyens de transformation sociale. C'est en ce sens qu'elle est alternative.


Entre une « collaboration » avec le système dominant qui a pour effet de le légitimer, et une franche opposition à celui-ci, la marge est étroite. Le rôle des financiers solidaires prête donc à discussion et ce débat, qui doit être permanent, mérite d'être approfondi !

 

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