Zoé Gallez
Zoé Gallez
Sans le savoir, par le biais de son épargne ou de ses placements, on soutient toutes sortes d'activités qu'on trouve illégitimes... C'est grave qu'on n'en soit pas plus conscient.
Ce qui m'interpelle en matière de finance éthique, c'est qu'on n'en parle pas assez.
Beaucoup de gens sont par principe opposés à l'idée de financer de l'armement, de contribuer aux guerres, etc. Pourtant, sans le savoir, par le biais de son épargne ou de ses placements, on soutient toutes ces activités qu'on trouve illégitimes... Un peu malgré soi.
C'est grave qu'on ne soit pas plus conscient. Si le monde tourne comme il tourne, c'est parce qu'on participe de cette dynamique, même sans s'en rendre compte.
Je trouve donc important que tout le monde ait connaissance de cette problématique. Mais il faut aussi présenter aux gens des alternatives crédibles et faciliter leur accès.
Personnellement, c'est par le biais de l'Autre Pack que j'ai pu prendre conscience de cet enjeu. C'est un mouvement d'étudiants actifs sur les campus, qui sensibilisent les autres jeunes à l'importance d'opter pour des modes de consommation plus responsables. J'ai été très impliquée dans ce mouvement, j'en ai même été présidente. Cela m'a ouvert au monde, j'ai pris conscience de l'impact de tous mes actes de consommation.
A présent, j'ai démarré ma vie professionnelle... Suite à une journée de rencontre des « relais de FINANcité », j'envisage d'organiser une soirée-débat avec mon entourage (famille, amis...) pour parler avec eux de finance éthique et solidaire, et qu'eux-mêmes en parlent autour d'eux. Cela me semble une bonne manière d'aborder les choses, de proche en proche, dans un cadre privé. Le milieu social a une grande influence sur les choix de consommation, de placements.
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